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CINEPRIDE
Communiqué de presse
Publié le jeudi 28 avril 2016

Communiqué de presse

Cinepride, le festival de film lesbien gay bi trans de Nantes risque d’être privé du soutien financier de la région pays de la Loire à la suite d’une attaque injustifiée menée par Laurence Garnier.

Cinepride, collaboration entre le centre LGBT de Nantes et le cinéma Katorza, s’apprête à présenter du 31 mai au 7 juin prochain sa 13ème édition. Comme chaque année Cinépride propose plus de 21 films, dont de nombreux inédits et des avant-premières, issus de plus de 13 nationalités. Regards historiques, documentaires, fictions, humour, relation parents enfants, histoire d’amour… chaque film illustre à sa façon l’une des 1000 façons de vivre son homosexualité et son identité de genre. Cinépride c’est en moyenne 2500 spectateurs par an, venus de toute la région, car cinépride est le seul festival de film LGBT d’une telle ampleur dans l’ensemble des Pays de la Loire. C’est à ce titre et au titre de la qualité artistique reconnue de sa programmation que, depuis plus de dix ans, la région Pays de la Loire a été un partenaire et un soutien du festival.
Nous venons d’apprendre, qu’après un vote favorable en commission culture, le dossier de demande de financement de Cinepride a été repoussé en commission générale, sous la volonté de Laurence Garnier, Vice-Présidente du Conseil Régional à la Culture. Le motif invoqué par Madame Garnier, serait la position supposée « pas claire » de Cinépride vis-à-vis de la gestation pour autrui (GPA).
A un mois du démarrage du festival, ce motif a laissé l’ensemble de l’équipe de Cinépride abasourdie. En effet, durant les 5 dernières années, qui correspondent à l’activité de l’équipe actuelle, nous n’avons pas diffusé de film sur la GPA. Si nous avions eu un support cinématographique de qualité traitant de la GPA, nous l’aurions diffusé, en organisant comme à notre habitude un débat mais cette occasion ne s’est pas présentée.
3 ans après le vote de la loi sur le mariage pour tous, cette décision apparaît comme purement politique et cache mal son objectif. Ce qui semble motiver l’exécutif nouvellement mis en place, c’est de s’opposer à un festival au seul motif que nos films illustrent les mille manières dont les gays les lesbiennes, les bis les trans, aiment, forment des couples, des familles, sont ancrées dans la vie, le réel et sont une réalité.

Une fois encore, Laurence Garnier invoque le prétexte de la programmation pour s’opposer à la liberté culturelle comme elle l’a fait avec le Hellfest. L’enjeu de cette décision esquisse la politique culturelle des six années à venir. Il s’agit de savoir si seuls les évènements qui sont au goût de cet exécutif seront soutenus au détriment des critères artistiques qui devraient faire loi. Nous souhaitons alerter sur le nécessaire espace de dialogue et d’échange qu’offre la culture pour les citoyens aujourd’hui. Cet espace a besoin de financements pour continuer à proposer des supports et des intervenants de qualité. Nous espérons que Madame Garnier préfèrera se rendre au festival Cinépride du 31 mai au 7 juin 2016 avant de prendre une décision non fondée.

Contact presse

Xavier 06 03 85 64 09

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